Transformée Pour Un Soir

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Etude sur l'épilation des hommes parue sur msn le 13.07.14

Quand des étudiants inversent le code de l'épilation !

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En pleine préparation de vos vacances d'été, vous n'oubliez pas la case épilation. En rendez-vous dans un institut ou à domicile avec ses propres moyens, l'épilation est un passage obligé pour chaque femme. Même si la pratique se développe de plus en plus chez les hommes, elle reste tout de même féminine. Mais imaginez deux secondes, si on inversait les rôles. C'est la drôle d'expérience que propose Breanne Fahs, une doctorante en psychologie et professeur en études des genres à l'Université d'Arizona à ces élèves. Depuis 4 ans, elle met au défi des étudiants volontaires d'inverser les codes de l'épilation. Ainsi, les filles doivent cesser de s'épiler les jambes et les aisselles et les garçons, au contraire, doivent s'épiler. L'expérience dure dix semaines et promet aux étudiantes se portant volontaires, des points en plus sur leur moyenne. L'idée de Breanne Fahs est de permettre à ses étudiants de mieux appréhender les codes du genre et leur importance dans la société. Elle explique : "Il n'y a pas de meilleure façon de comprendre les normes sociales que de les enfreindre et de voir comment les autres réagissent". Durant tout le semestre, les étudiants volontaires tiennent un journal de bord rédigé et documenté où ils livrent leurs impressions mais également celles de leur entourage. Stéphanie, une des participantes, raconte que ces amis n'ont pas très bien pris cette expérience : "ils ne voulaient plus travailler à côté de moi, ni entendre parler de cet exercice". Elle conclut : "Tout ceci m'a fait réaliser que si tu n'adhères pas à la lettre aux rôles sociaux des genres, ton corps devient un support de contestation et d'opinion publique". La jeune étudiante l'avoue, cette expérience a changé sa vie et lui a fait comprendre beaucoup de choses sur la société dans laquelle elle évolue. Autre constat qui ressort de cette expérience : la différence de positionnement entre les filles et les garçons. Alors que les filles entreprennent une démarche de résistance (comprenant que le poil reste masculin est peut être synonyme de pouvoir dans la société), les garçons, eux, prennent conscience de la pression que peuvent subir les femmes face à cette obligation esthétique de s'épiler et cherchent à viriliser le plus possible l'épilation, notamment dans le choix du rasoir. Cependant, que ce soit les filles et les garçons, tous ont été confrontés au sexisme. Cette pression collective a permis de "développer un sens de la communauté et un enthousiasme quand à l'engagement commun dans un acte rebelle", explique Breanne Fahs. Plus utile que de la simple théorie, l'expérience a connue de nombreux retours positifs et devraient se développer dans d'autres universités américaines. On a encore du mal à imaginer ce genre d'expérience en France, notamment après la polémique des lycéens en jupe.

 



13/07/2014
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